Arts rupestres et rituels en Afrique centrale

  • Cours (CM) 18h
  • Cours intégrés (CI) -
  • Travaux dirigés (TD) -
  • Travaux pratiques (TP) -
  • Travail étudiant (TE) -

Langue de l'enseignement : Français

Description du contenu de l'enseignement

Dans les études sur les arts rupestres, la tendance générale est au vieillissement, peut-être due à une fascination pour la question des origines. Un art ancien, voire préhistorique, témoignant des représentations, perdues ou non, qui ont sous-tendu sa réalisation, peut fort bien être intégré à des pratiques actuelles susceptibles de lui trouver des motivations nouvelles. Lorsque les images sont relativement récentes, elles peuvent s’éclairer grâce aux données de l’ethnographie.   En m’appuyant sur des cas d’étude pris dans toute l’Afrique subsaharienne, je souhaite montrer, à travers ce cours, que l’étude de l'art rupestre bénéficie de la prise en compte des traditions orales, qu'elles soient directement associées ou non à des images spécifiques. L'art n'est jamais déconnecté de la vision du monde qui prévaut dans les sociétés où il est produit. Les ontologies (sensu Philippe Descola) durent beaucoup plus longtemps que ne l'imaginent les archéologues qui en savent peu sur le travail des mythologues. Les mythes liés à l’origine de la mort et aux traditions sur l'autochtonie sont particulièrement significatifs en Afrique. Tout porte à croire que les images rupestres y sont souvent associées. La fonction de ces images rupestres sur le temps long ne peut être élucidée qu'en tenant compte à la fois des changements et des continuités révélées par le croisement des approches ethnologique, historique, mythologique et archéologique.

 

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MASTER - Ethnologie