Marginalities, experiences, ordeals, memories

Marginalities, experiences, ordeals, memories
Master AnthropologieParcours Anthropologie sociale et culturelle

Catalogue2026-2027

Description

Abstract

Delivered in English, this course focuses on narratives of the “dangerous classes.” Drawing on an interdisciplinary approach that combines historical anthropology, the sociology of deviance, and cultural studies, the course’s structure—divided into three chapters—traces a path from marginalized spaces to criminalized cultures. The temporal and spatial scope of the analysis is 19th- and 20th-century France. While the course introduction offers a brief genealogy of the “dangerous classes,” the first chapter situates them in the “Zone”: a territory of exclusion—or a “leftspace”—that stretched at the foot of Paris’s fortifications between the mid-19th and mid-20th centuries. Building on the study of marginalities for which the Zone served as a crucible, the second chapter takes a close look at the media construction of a criminal icon: the Parisian Apache. It was indeed in Paris, at the turn of the 20th century, that the narrative of “Apache-related incidents” was in full swing; these numerous journalistic accounts and political analyses offer valuable insights into the ways in which the “savages of civilization” are produced, both then and now. As for the final chapter, it continues the analysis of the so-called “marginal savagery” while shifting the focus to the punk and skinhead subcultures in France at the end of the 20th century. A rich collection of images accompanies the work; these are not intended as mere illustrations, but rather as visual representations that bring the phenomena to life: they are visualized and thus described in a different way than in written text.

Résumé

Ce cours, dispensé en anglais, s’intéresse aux récits des « classes dangereuses ». À partir d’une approche interdisciplinaire qui croise l’anthropologie historique, la sociologie de la déviance et les cultural studies, la trame de cet enseignement mène – en trois chapitres – des espaces marginalisés aux cultures criminalisées. La temporalité et l’espace de l’analyse sont ceux de la France aux xixe et xxe siècles. Tandis que l’introduction du cours propose une brève généalogie des « classes dangereuses », le premier chapitre les situe dans la « Zone » : un territoire d’exclusion – ou un leftspace – qui s’étendait au pied des fortification de Paris entre le milieu du xixe et celui du xxe siècle. Prolongeant l’étude des marginalités dont la Zone faisait figure de creuset, le second chapitre s’intéresse de près à la construction médiatique d’une icône criminelle : l’Apache parisien. C’est en effet à Paris, au tournant du xxe siècle, que le récit des « apacheries » battait son plein ; autant de chroniques journalistiques et d’analyses politiques riches d’enseignements sur les façons dont sont produits les « sauvages de la civilisation », hier comme aujourd’hui. Quant au dernier chapitre, il poursuit l’analyse des ensauvagements marginaux tout en déplaçant leur étude sur le terrain des subcultures punk et skinhead en France, à la fin du xxe siècle. Une riche iconographie accompagne l’ensemble ; elle n’est pas conçue comme une illustration, mais plutôt comme une mise en images qui donne à voir les phénomènes : ils sont visualisés et donc décrits d’une autre manière qu’à l’écrit.

Compétences requises

Une sensibilité pour l’étude des marginalités ainsi que pour l’interdisciplinarité, une volonté de découvrir les cultural studies, ainsi qu’un goût pour le débat d’idées – en anglais – sont plus importants qu’une formation préalable aux questions qui seront débattues.

Compétences visées

Les compétences que cet enseignement doit permettre d’acquérir sont à la fois théoriques et linguistiques. Dans le même temps que les étudiant·e·s se familiariseront avec un certain nombre de travaux, d’espaces et d’expériences qui ont marqué l’étude des marginalités en France, elles et ils seront appelés à en discuter en anglais lors des séances. Ces dernières se dérouleront sous la forme d’un échange, lequel nécessitera un travail de préparation (selon les modalités décrites ci-après dans le point dédié au « format des séances).

Contacts

Responsable(s) de l'enseignement