Institut d'ethnologie
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Travaux de l'Institut d'Ethnologie

Collection "Travaux de l'Institut d'ethnologie de l'Université de Strasbourg"

Une collection "Travaux de l'Institut d'ethnologie de l'Université de Strasbourg" a été créée, en 2013, aux éditions Connaissances et Savoirs (CS), Paris.

 

Cette collection est interdisciplinaire et, bien qu'à dominante ethnologique, elle publie les travaux issus d'autres disciplines des sciences humaines, sociales et naturelles après acceptation de ses directeurs et de son comité scientifique.

 

Cette collection est dirigée par Pierre Le Roux (MdC en ethnologie, HDR, Unistra) et Eric Navet, désormais professeur émérite d'ethnologie (Unistra).

 

Comité scientifique : Jean Baffie (CNRS, sociologue, directeur adjoint de la Maison Asie Pacifique), Noël Barbe (muséologue, CNRS), Sébastien Baud (docteur en ethnologie, chargé de cours Unistra), Didier Breton (professeur de démographie, Unistra), Agnès Clerc-Renaud (MdC en ethnologie, Unistra), Philippe Cordazzo (MdC HDR, démographie, Unistra), Philippe Hamman (professeur de sociologie, Unistra), Karen Hoffmann (docteur en ethnologie, ATER, Unistra), Isabelle Hajek (MdC, sociologie, Unistra), Christian Jeunesse (professeur d'archéologie préhistorique, Institut universitaire de France, Unistra), Hélène Michel (professeur de sciences politiques, Unistra), Denis Monnerie (professeur d'ethnologie, Unistra), Ouriel Perez (médecin, chargé de cours Unistra), Roland Pfefferkorn (professeur de sociologie, Unistra), Bernard Sellato (ethnologue, directeur de recherche CNRS), Bernard Woehl (MdC en sociologie, doyen de la Faculté des Sciences sociales, Unistra).

Appel à contribution :

SOUS LA PEAU DE L’OURS

L’humanité et les ursidés : aspects techniques, zoologiques,
psychologiques, symboliques, mythologiques et anthropologiques
Parution prévue fin 2014 aux éditions Connaissances et Savoirs (CS, Paris) dans la collection
« Travaux de l’Institut d’ethnologie de l’Université de Strasbourg »
dirigée par Pierre Le Roux et Éric Navet
sous la direction de
Karen HOFFMANN-SCHICKEL
Attachée temporaire d’enseignement et de recherche
Docteur en ethnologie et anthropologie sociale
Courriel : karen.hoffmann.schickel@gmail.com
avec la collaboration de
Pierre LE ROUX & Eric NAVET
Maître de conférences HDR Professeur émérite d’ethnologie
Courriel : p.le.roux@unistra.fr Courriel : enavet@unistra.fr


Les ours sont de grands mammifères plantigrades constituant la famille des Ursidés (Ursidae). En 2013, on compte huit espèces d’ours réparties en cinq genres distincts (Ursus, Tremarctos, Melursus, Helarctos, Ailuropoda). Ces espèces vivent dans des habitats très distincts, entre la banquise, les forêts boréales, les forêts tempérées et les forêts tropicales ou équatoriales. Les ours peuplent en effet les continents d’Asie, d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Amérique du Sud. Aujourd’hui, l’ours sauvage est partout menacé, victime de chasses illégales, du déboisement planétaire, de la pollution, de l’expansion démographique, de l’urbanisation, de l’industrialisation, du réchauffement climatique et plus largement de l’anthropisation du monde, de même que les êtres humains victimes de leurs propres errances inconséquentes.

Comme le dit Michel Praneuf, ethnolinguiste, dans L’Ours et les hommes dans les traditions européennes (1988) : « chassé mais vénéré depuis la préhistoire, l’ours n’est certes pas un animal ordinaire. Les parois des grottes paléolithiques les traditions populaires de maints pays jusqu’à la vogue moderne des ours en peluche, l’attestent suffisamment ».

Effectivement, du fait de sa capacité à se dresser sur ses pattes postérieures, l’ours se trouve être mystérieusement proche des hommes et semble être pour de nombreux peuples, le frère de l’homme. L’ours est, tout comme l’homme, un plantigrade : son pouce de pied est parallèle aux autres orteils. L’importance de ce fait a été relevée par André Leroi-Gourhan (Le Geste et la Parole, 1964, 1965), dans la quête d’une définition de l’humanité.

Ainsi, pour de très nombreuses sociétés, dont celle des Sâmes (Lapons) du nord de l’Europe, l’ours est le double de l’homme ; il représente le côté « sauvage » qui sommeille en tout homme et incarne la liberté, la vie en forêt mais également la solitude et la nuit. Chasser l’ours c’est tuer l’élément bestial qui siège en tout homme et plus spécifiquement toutes les pulsions imprévisibles qu’on porte en soi. Les Sâmes expliquent que les épreuves rituelles d’initiation lors des chasses aux ours organisés dans le temps permettaient d’expliquer les tabous et les interdits aux jeunes hommes avant de devenir adultes. Quoique redouté, l’ours est également admiré et vénéré.

L’ours est aussi un animal qui a la particularité d’hiberner ce qui, dans les croyances populaires, lui donne un statut bien spécifique lié au cycle du temps. Il est évoqué et participe donc à des rites de fertilité à diverses périodes de l’année. L’ours est partout étroitement assimilé, symboliquement, à l’homme. Le grand spécialiste de la Malaisie, William Skeat (Malay Magic, 1900), rapporte plusieurs récits recueillis en 1897 qui expliquent à la fois l’origine de l’homme, du gibbon, du tigre et l’ours, comme pour entériner le lien existant, d’après les Malais, entre eux.

L’ours est le plus souvent associé dans la littérature ethnographique aux peuples forestiers où il correspond un peu, comme chez les Jawi de Thaïlande du Sud à la figure des « rois de la forêt » imaginaires des Occidentaux : Tarzan ou Mowgli... André Leroi-Gourhan (Les Racines du monde. Entretiens avec Claude-Henri Rocquet, 1982) explique à ce propos : « L’ours est à peu près partout un homme déguisé. C’était peut-être déjà vrai au paléolithique » et il précise : « dans toutes les mythologies extrême orientales, et en particulier dans la sibérienne, l’ours peut se déshabiller quand il rentre chez lui, et il se retrouve en homme ».

Nous invitons les spécialistes intéressés à contribuer à cet ouvrage collectif dédié aux relations existant de par le monde entre l’homme et l’ours. L’approche de l’ouvrage est volontairement interdisciplinaire afin de tenter de cerner au mieux la complexité de ces relations originales et assez méconnues. Les coordinateurs invitent donc les contributeurs tout autant à une approche ethnographique, ethnologique que psychologique, historique, zoologique, mythologique, technique, écologique, sociologique, géographique, linguistique, symbolique ou astronomique, même si l’ouvrage restera guidé par un fil conducteur anthropologique : la science de l’homme est au coeur de toutes les autres et l’étude des sociétés traditionnelles – groupes ethniques restreints ou sociétés majoritaires, étrangères ou non à ceux qui les observent –, dont proviennent les savoirs locaux qui nourriront ce travail relève d’abord de l’ethnologie.

Sont particulièrement souhaitées des contributions sur l’ours brun d’Europe (extinction et réintroduction d’une espèce, l’ours dans le carnaval et dans le cirque, l’ours apprivoisé errant avec son maître nomade), l’ours blanc polaire, l’ours brun et le grizzly américain, l’ours malais, le panda de Chine, etc. Les relations entre l’humanité et les ours incluent celles entre l’homme et l’ourse, entre la femme et l’ours, entre l’homme et l’ours, la femme et l’ourse, les enfants et l’ours ou l’ourson (dont l’ours en peluche).

Les contributions seront envoyées par courriel à Karen Hoffmann-Schickel et/ou à Pierre Le Roux, coordinateurs techniques de ce projet.

Elles ne dépasseront pas 20 pages environ (soit 50 000 signes, espaces comprises). Elles comporteront obligatoirement une carte de situation géographique (avec latitudes, longitudes, millésime, légende, échelle, source), éventuellement des illustrations, photos ou dessins, qui seront publiés en noir et blanc (avec légende, millésime et source). Toute l’iconographie : carte(s), photos, dessins, sera proposée au format jpeg haute résolution (minimum 500 k) dans le format final souhaité. Les illustrations seront numérotées de 1 à n et clairement positionnées dans le cours du texte ou leur positionnement souhaité sera clairement indiqué dans le cours du texte. Le texte principal sera en français, police de caractère Garamond corps 12, avec alinéa de 0,5 cm à chaque paragraphe.
Les citations seront en romaine (pas en italique), corps 11, avec indentation gauche de 1 cm. Elles seront séparées du texte principal (retour à la ligne), annoncées par : et précédées et suivies de « guillemets français ». Les notes de bas de page seront en corps 10, numérotées de 1 à chaque nouvelle page. Les références bibliographiques seront placées en fin d’article, comme suit (exemple) :
Ouvrage
DESCOLA, Philippe 2005 Par-delà Nature et Culture, Paris, Gallimard (“Bibliothèque des Sciences humaines”), 623 p.
Ouvrage collectif

BERVAL, René (de) (sous la dir. de) 1987 Présence du bouddhisme, Paris, Gallimard (“Bibliothèque illustrée des histoires”), éd. revue, corrigée et augmentée (1re éd. : 1959), 816 p.

Article
PORÉE-MASPÉRO, Éveline 1951 « La cérémonie de l’appel des esprits vitaux chez les Cambodgiens », Bulletin de l’école française d’Extrême- Orient, XLV (1), p. 145-183.

Chapitre de contribution
ARNAUD, Véronique 1994 « “L’enfant-esprit”. La naissance chez les Yami de Botel Tobago », p. 11-36 in Jeannine Koubi et Josiane Massard-Vincent (sous la dir. de) : Enfants et sociétés d’Asie du Sud-Est, Paris, L’Harmattan (“Recherches asiatiques”), 376 p.

Littérature grise ou mémoire universitaire
ANONYME/Global Witness/Environmental Investigation Agency 2010 Rapport d’enquête sur le commerce mondial des bois précieux malgaches : bois de rose, ébène, palissandre, Londres/Washington, Global Witness (G.B.)/Environmental Investigation Agency Inc. (É.-U.), en
coopération avec les Parcs nationaux de Madagascar, l’Observatoire malgache de l’environnement et du secteur forestier et l’Office malgache des forêts, 31 p., multigr.

Les contributeurs intéressés sont invités à envoyer avant le 1er octobre 2013 leur accord de principe, avec le titre (même provisoire) de leur contribution proposée, si possible avec un court résumé de celle-ci. Ils n’omettront pas de signaler leur discipline (ethnologie, histoire, etc.), leur statut (docteur en ethnologie, maître de conférences, directeur de recherche CNRS, etc.) et leur laboratoire de  recherche, ainsi que leurs coordonnées postales (professionnelles si possible), téléphone et courriel.

La date limite de remise des contributions (texte complet) est fixée au 1er mars 2014. Les textes retenus seront édités à l’aide d’un comité éditorial et renvoyés après lecture de contrôle à leurs auteurs pour validation. Les textes définitifs assemblés en volume seront envoyés à l’éditeur par les soins des coordinateurs. La mise en page finale sera effectuée par l’éditeur en concertation avec les coordinateurs. Un PDF de contrôle sera établi et envoyé aux contributeurs par les coordinateurs en attente de validation définitive valant bon-à-tirer (les éventuelles fautes résiduelles, d’orthographe, de grammaire, de ponctuation ou typographie, pourront encore être corrigées à ce stade mais aucune modification importante ou ajout ne sera plus accepté).

Chaque contributeur recevra un exemplaire complet de l’ouvrage final et pourra en acquérir d’autres à ses frais à un prix spécial « auteur ».

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