Geremia Cometti Maître de conférences

Amérique du Sud, Andes péruviennes, Anthropologie de la nature, Changement climatique, Études sur les migrations, Extraction minière en Amérique du Sud, Anthropologie et développement, Soutenabilité, Ethnographie et méthodes qualitatives

Responsabilités scientifiques et administratives

  • Membre du Conseil de la Faculté des sciences sociales
  • Membre de la Commission scientifique de la Faculté des sciences sociales
  • Directeur adjoint de la licence mention « Sciences sociales » parcours « Ethnologie »
  • Membre du Conseil d'unité du Laboratoire DynamE
  • Membre du Comité de sélection de la bourse doctorale en ethnologie « Louise Beyrand et Olivier Toussaint »

Séminaires de recherche

Séminaire Ethnologie et archéologie
Thème de l’année 2018-2019 :
« Êtres d’exception non humains. Approche interdisciplinaire et de sciences participatives »

  • Coordonné par Pierre Le Roux (professeur d’ethnologie) et Geremia Cometti (maître de conférences en ethnologie)
  • Comité d’organisation : Geremia Cometti, Pierre Le Roux, Bernard Moizo (directeur de recherche IRD), Roger Somé (professeur d’ethnologie), Valéry Zeitoun (directeur de recherche CNRS)
  • Assistants : Romain Denimal, Marc-Emmanuel Grandgeorge et Bryan Nemec (étudiants en master d’ethnologie de l’université de Strasbourg)
  • En partenariat avec l’Association d’ethnologie de l’Université de Strasbourg pour l’enregistrement et la mise en ligne des conférences

Axes de recherche

Dans les Andes péruviennes, les questions liées au changement climatique et à l’extraction minière sont hautement controversées et politisées. Sur ce qu’il est convenu d’appeler désormais le « changement climatique », les discours des communautés andines diffèrent clairement de ceux que tiennent les Organisations internationales (OI), l’État péruvien et les Organisation Non Gouvernementales (ONG). Il en va de même pour l’exploitation des ressources non-renouvelables, comme l’or et le cuivre. Ainsi, un nombre croissant de mouvements autochtones andins mènent des actions contre les projets miniers. Ces manifestations ne sont pas simplement l’expression du refus d’une exploitation de leurs ressources, mais plutôt une réaction contre la mise en danger d’un élément non humain, qu’il s’agisse d’une montagne, d’un lac ou d’une rivière, tous conçus comme des membres du collectif.

À travers un travail ethnographique dans la région andine de Cuzco, mes recherches proposent de comment les communautés andines conçoivent et réagissent à la double menace du changement climatique et du secteur extractif en considérant les relations qu’ils entretiennent avec certaines entités non humaines entendues ici comme de véritables acteurs sociaux dotés d’intentionnalité et de volonté. Mes recherches visent donc à analyser au travers d’un questionnement d’ordre ontologique, comment les communautés andines interagissent avec les entités non humaines et comment elles font face au changement climatique et à l’expansion du secteur extractif. Cette approche met en lumière les limites des notions dites ‘modernes’ lorsqu’elles sont confrontées aux ontologies autochtones qui différent des dualismes typiques des mondes occidentaux.

Publications

Ouvrages

2015 : ‘Lorsque le brouillard a cessé de nous écouter’ Changement climatique et migrations chez les Q’eros des Andes péruviennes, Bern, Berlin, Bruxelles, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien : Peter Lang. 244 p.

2010 : « Réchauffement climatique et migrations forcées : le cas de Tuvalu », eCahiers de l’Institut, 5, Genève, Graduate Institute Publications, 87 p.

Documentaires ethnographiques

2018 : « Il Signor di Quyllurit'i », Iceberg Film, (avec Emanuele Fabiano, Cristian Terry et Ulysse Mathieu)

Articles à comité de lecture

2017 : « Est-il possible de faire le portrait d’un migrant ? Dilemmes anthropologiques », Terrains, Portraits, Rubrique électronique, (avec Jean-Baptiste Eczet).

2014 : « La ‘energía vital’ y el retorno a la comunidad », Dossier « Arte tradicional y mirada surandina », Allpanchis, 77-78, p. 305-339, (avec Nathalie Santisteban)

Chapitres dans ouvrages collectifs

2018 : « Changement climatique et crise des relations de réciprocité dans les Andes péruviennes. Les Q’eros et l’Anthropocène », in Rémi Beau, Catherine Larrère (dir.), Penser l’Anthropocène, Paris : Presses de SciencesPo, p. 235-247.

Autres publications

2017 : « Autodestruction », Dossier « Les sens de la maison », Sensibilités. Histoire, critique & sciences sociales, 2, p. 88-91, (avec Jean-Baptiste Eczet).

2015 : « The necessity for an ethnographic approach in Peru », Special issue, « Climate change, disaster and displacement », Forced Migration Review, 49, p. 14.

2015 : « Climate change and the crisis of reciprocal relations among the Q’eros (Cuzco, Peru) », Notes from the Field, University College London (UCL) – Centre for the Anthropology of Sustainability (CAOS).

Valorisation de la recherche